
Dessin du témoin
Nyon : Mardi 11 octobre 1977
Ce jour-là, Mme V. se réveille vers 6 h comme d’habitude pour préparer le petit-déjeuner de son mari, qui se lève vers 6h15.
A 6h20 environ, par la fenêtre de la salle à manger (sud), Mme V. voit un « grain de riz » ou une « truite sans nageoires » bas sur l’horizon, à gauche du soleil levant, apparemment au-dessus de la Savoie. L’objet (?) était immobile, d’une couleur argentée et d’une longueur apparente égale à une fois ou une fois et demie le diamètre du soleil au lever.
Mme V. appelle alors René, son mari, qui voit également la chose, mais pense que c’est un avion. Mme V. nous dira qu’elle est certaine, quant à elle, que ce n’en etait pas un. Elle sait ce que c’est, ayant déjà pris l’avion plusieurs fois, et voyant souvent ceux qui vont atterrir à Genève-Cointrin. Ce qu’elle a vu ce jour-là était complètement différent. Ce qui l’a frappée le plus à ce moment-là était l’absence de bruit et le mouvement extrêmement lent de la chose.
A ce moment (6 h 45 environ), Monsieur V. dit à sa femme qu’elle a mal vu et que l’objet bouge. En effet, à présent il se déplace très très lentement vers la gauche et contourne la maison en restant apparemment à la même distance (aucun changement de taille). Monsieur V. part au travail, et peu après, leur fille Nathalie (environ 13 ans) qui a aussi vu le phénomène s’en va à l’école vers 7 h 10, heure à laquelle Mme V. interrompt l’observation pour aller faire son ménage.
« J’ai autre chose à faire moi, vous comprenez ». A ce moment l’objet s’approche du Jura, du côté du nord-est.
Vers 9 h, Brigitte (19 ans), la nièce belge des V., en vacances chez sa tante, se réveille et l’observe à la jumelle mais ne distingue aucun détail. La même forme, ni lumière, ni fumée, ni son, ni odeur. Il est de l’autre côté de la maison, vers Divonne. Les témoins à cette heure sont Brigitte, Mme V. et Monsieur M., leur voisin, que Mme V. est allée chercher pour lui montrer le phénomène, car elle avait peur de passer pour une « dingue ».
Soudain, Brigitte voit la « strauss » (c’est un terme que l’on utilise beaucoup chez les V. et qui équivaut à machin) se séparer en trois parties. Elle est seule à présent, car les autres vaquent à leurs occupations. Les objets n’ont plus alors l’aspect du grain de riz, mais plutôt d’un petit nuage, ou d’une large traînée de condensation, avec une pointe noire à une extrêmité. Mme V. et Monsieur M. reviennent alors pour assister à un incroyable ballet. Les trois strauss s’éloignent l’un de l’autre, filent dans trois directions opposées, puis se rejoignent sans ralentir, à une vitesse supérieure à celle des avions (Mme V. : « si c’était des avions, il se seraient collisionnés ! »).
Les strauss continuent leur manège, tantôt rebroussant chemin brusquement, tantôt se croisant, comme si ils jouaient à se poursuivre et à s’éviter (simulacre de combat aérien). Les témoins notèrent alors une assez forte odeur de soufre.
Ils observèrent ces évolutions à plusieurs reprises au cours de la journée et ce jusqu’aux environs de 17 h. Tout en se livrant à leurs occupations quotidiennes, ils levaient parfois les yeux et tantôt ils pouvaient observer le phénomène, tantôt ils ne voyaient rien.
A un moment donné, un des trois strauss est resté caché dans ou derrière un petit nuage pendant une demi-heure selon eux. Il est passé dans ou derrière ce nuage à grande vitesse, n’a pas ralenti, mais n’est pas reparue de l’autre côté. Le ciel était peu nuageux et les objets passaient au-dessus des nuages.
Ces observations créèrent chez Mme V. une impression de malaise (« comme si on était mal dans sa peau »).
Atterrissage du mardi 11 octobre 1977
Vers 14h30, Mme V., Brigitte et Nathalie s’inquiètent de voir une épaisse fumée s’élever du champ de maïs voisin. C’est une colonne de fumée semblable à celle d’un feu de broussailles, s’élevant d’un point précis. Brigitte s’empare des jumelles et tente de voir exactement ce que c’est. Il lui semble distinguer un dôme métallique qui dépasse du champ à travers la fumée.
Les nerfs à vif après les observations de la matinée, elles pensent immédiatement à leur strauss, avant même d’avoir aperçu le dôme. Elles décident avec appréhension d’aller y voir de plus près. Et toutes trois se dirigent vers le champ de maïs. Mme V., la première, rebrousse chemin en courant :
« Vous ne vous rendez pas compte, cela faisait drôlement peur. Je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie ! Même Jazy ne m’aurait pas rattrapée ! ».
Elle rit nerveusement en nous narrant cet épisode.
Nathalie va jusqu’à la voie de chemin de fer, puis fait demi-tour en prétextant que les chats la suivent et qu’il ne faut pas qu’ils se perdent. Brigitte continue seule. Elle traverse la voie ferrée, remonte le fossé, et longe le champ de maïs au bord de l’autoroute. A ce moment-là, la fumée a cessé. Brigitte remarque alors qu’une voiture s’est arrêtée sur l’accotement. L’automobiliste s’approche d’elle et lui demande ce qu’elle cherche en l’air (Brigitte regardait si la strauss du matin était toujours là). Elle lui résume les événements et l’homme lui dit qu’il a vu un engin semblable le matin en se levant, qui est resté une demi-heure immobile. Après quoi le conducteur reprend sa route.
Brigitte va jusqu’au bout du champ et s’arrête stupéfaite. A travers les épis, elle voit un être d’apparence tout à fait humaine excepté la couleur de son visage, qui lui fait face, à environ quarante mètres. L’ »homme » était vêtu d’une combinaison métallisée et porte cagoule, gants, botte, ceinture également métalliques. Les cinq boutons de sa combinaison sont de même couleur, que Brigitte compare à celle du boîtier de sa montre à quartz. L’être est de taille normale, mais sa peau est d’un verdâtre tirant sur le bleu. Il n’y a que son visage qui est nu. Il porte à la ceinture, sur le côté gauche, un objet long d’une vingtaine de centimètres. Il est immobile, mais ses lèvres remuent, et Brigitte se demande ce qu’il peut bien raconter tout seul au millieu du champ, mais elle n’entend aucun son.
Il se tient devant l’objet qui est posé à terre, à moitié caché dans le champ de maïs. L’objet est de la taille d’une grosse limousine et d’un peu plus de deux mètres de haut.
La « soucoupe » est surmontée d’une lumière giratoire semblable au feu d’une ambulance, mais de couleur verte, deux fois plus grosse et qui tourne beaucoup plus vite. L’objet est de la même couleur que le costume, il est totalement lisse. Brigitte ne voit ni porte, ni jointure, ni rivets, ni aspérité d’aucune sorte.
Epouvantée par l’aspect rebutant du personnage (« Il était pas beau ! »), Brigitte se relève (elle s’était accroupie pour observer) et s’enfuit en courant.
Arrivée au coin opposé du champ, elle se retourne, et voit l’objet s’élever doucement à la verticale. A ce moment, elle peut constater qu’il est muni de trois pieds assez courts (50 cm), cylindriques, se terminant chacun par trois petites pointes. La soucoupe s’éloigne doucement vers l’ouest.
Brigitte reprend alors sa course, remarque au passage que les vaches sont énervées, et regagne la maison. Elle ne voit donc pas l’objet disparaître. Fortement émotionée, elle descend un verre de wisky pour se remonter.
Le chien de la maison, d’ordinaire très calme, a commencé à aboyer dans la nuit de lundi à mardi, pour ne s’arrêter pratiquement que trois jours plus tard.
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