Un véritable séisme dans le monde ufologique : après plusieurs mois pour monter un solide dossier réclamant le libre accès aux archives OVNI de l’Armée de l’Air brésilienne, la Communauté Brésilienne d’Ufologie vient de remporter une bataille qui s’avérera peut-être décisive. Elle vient en effet de signer un accord de coopération avec les militaires, pour, enfin, faire toute la lumière sur les observations d’OVNI…
Un combat acharné de 14 mois
Inimaginable en Europe, inconcevable aux Etats-Unis (où les ufologues doivent intenter des procès au gouvernement pour obtenir les documents déclassifiés), le « miracle » ne pouvait se produire qu’en Amérique du Sud, et plus particulièrement au Brésil. Grâce à un investissement de longue haleine, le CBU (Comité Brésilien d’Ufologie) a donc réussi là où tous avaient échoué jusqu’à présent : établir une véritable coopération avec l’Armée, afin d’accéder librement aux archives impliquant les très nombreuses observations d’OVNI au-dessus de ce vaste territoire que représente le Brésil.
Comment les ufologues brésiliens ont-ils réussi à établir un dialogue avec la Grande Muette ? A force de patience et de volonté. Sous l’impulsion du CBU, relayé par la revue « Ufo Magazine », une grande campagne d’information, accompagnée d’une pétition, circule dans la communauté ufologique internationale depuis avril 2004. Baptisée « OVNIS : liberté d’accès immédiat à l’information » (Ufo’s : Freedom of Information Now), cette circulaire a fait peser une lourde pression sur le gouvernement du Brésil, regroupant tout de même 36 000 signatures ! Après plusieurs mois d’efforts, un premier contact s’établissait au début de l’année 2005 avec un porte-parole de l’Armée de l’Air, le Major Antonio Lorenzo. Bientôt, une invitation en bonne et due forme était proposée aux chercheurs et spécialistes OVNI pour visiter le quartier général de l’Armée de l’Air à Brasilia ! Vendredi 20 mai, 2 entrevues ont réunis ufologues et militaires, respectivement au Centre Intégré du Commandement de la Défense Aérienne et du Trafic Aérien, puis au Centre de Commandement de la Défense Aérienne Brésilienne, véritable centre névralgique de l’Armée.
La reconnaissance explicite des OVNI par l’Armée
Les répercussions d’une telle collaboration sont énormes. Tout d’abord, elle offre une crédibilité supplémentaire aux chercheurs et aux spécialistes OVNI, qui sont le plus souvent tournés en dérision par les gouvernements du monde, qui n’hésitent pas à les qualifier de « doux-dingues » ou « d’illuminés ». Par ailleurs, ce souci de transparence de la part de l’Armée de l’Air brésilienne est remarquable ; pour une fois, les militaires reconnaissent s’intéresser directement au phénomène OVNI, et mieux encore, ils estiment qu’une collaboration avec la communauté ufologique de leur pays peut s’avérer constructive ! Du pain béni pour les passionnés OVNI qui travaillent depuis de longues années dans l’ombre, et qui pourront jouir désormais d’une revalorisation de leur statut. Mais cette collaboration toute fraîche n’est-elle qu’un « effet marketing » de l’Armée, qui se prêterait à une habile manipulation pour faire croire que l’accès à ses archives est désormais libre ? A la vue des premières réunions, il semblerait que les militaires aient bel et bien décidé de révéler des documents secrets…
Plein accès à 3 cas OVNI classés « Secret-Défense » !
Comme preuve de sa bonne foi, l’Armée de l’Air du Brésil s’est livrée à un briefing complet des ufologues invités dans leurs locaux, avant de revenir en détail sur 3 affaires d’envergure qui ont marqué le pays. « Nous désirons que toute l’information sur le sujet OVNI, celle que nous avons laissée inaccessible pendant plusieurs décennies, soit entièrement rendue accessible pour le public, par le biais de la communauté des ufologues brésiliens » déclarait ainsi en gage de bonne volonté le Général de brigade Telles Ribeiro, chef du Centre des Transmissions de l’Armée de l’Air. Les ufologues ont pu avoir la confirmation que l’Armée a systématiquement détecté et enregistré les phénomènes OVNI depuis 1954, classés sous la mystérieuse appellation de « Trafic H ». Les trois dossiers top secret que les chercheurs ont pu consulter se sont respectivement déroulés en 1954, 1977 et 1986 ; ils permettront sans doute dans les mois à venir de compléter certaines informations manquantes, et de mieux comprendre ce qu’il s’est réellement passé lors de ces 3 dates fatidiques.
Vers une nouvelle ère…
Nul doute que cette étape franchie avec succès par le CBU marque une nouvelle ère dans le monde de l’ufologie. On peut en effet espérer que le cas brésilien fasse « jurisprudence » et serve d’exemple à d’autres pays, qui connaissent désormais la marche à suivre pour tenter de convaincre leur gouvernement de travailler en bonne intelligence avec les spécialistes civils, qui peuvent avoir des informations utiles pour les militaires. En outre, ce type de collaboration redore le blason des chercheurs, les représentants de l’Armée de l’Air brésiliens ayant « entièrement admis que l’ufologie est une affaire sérieuse ». On rêve d’entendre pareil discours chez nos hommes politiques ! Patience…
Les 6 chercheurs civils à l’intiative de la campagne « OVNI : liberté d’accès immédiat à l’information » sont : Claudeir Covo, Marco Petit, Rafaël Cury, Reginaldo de Athayde, Fernado Ramalho et A.J Gevaerd (également éditeur de la revue UFO Magazine).
Sources et documentation
http://www.ufo.com.br (site brésilien en portugais)
http://www.ufo.com.br/secrecy.php (en anglais)
http://www.lejdu.com
http://www.ufologie.net
Les 3 dossiers OVNI désormais disponibles en plein accès
Voici un bref résumé des 3 cas que l’Armée de l’Air brésilienne met désormais à disposition des chercheurs et ufologues civils :
-1954 : ce premier cas implique une poursuite entre un avion et un OVNI au-dessus du rivage dans l’Etat de Parana. Vieux et mal documenté, ce dossier est le moins intéressant des trois.
-1977 : de septembre à décembre, plusieurs observations OVNI, des « boules de feu incandescentes » selon les témoins, sont signalées dans le delta du fleuve Amazone ; quelques vidéos et des centaines de photos sont prises par l’Armée, qui organise à l’époque une célèbre intervention : l’Opération Soucoupes. L’île de Colares est particulièrement touchée par le phénomène, qui semble avoir pris une forme agressive dans cette affaire. Plusieurs habitants ont été blessés par des « rayons lumineux » qui plongent les victimes dans un état de transe et de fatigue extrême.
-1986 : le 19 mai 86 est resté gravé dans de nombreuses mémoires, et l’on en parle encore comme de « la nuit officielle des OVNI au Brésil » ! Une vingtaine d’objets mesurant plus de 100 mètres d’envergure ont saturé les radars et provoqué cette nuit-là la paralysie du trafic aérien au-dessus de Rio de Janeiro, de Sao José dos Campos et de Sao Paulo. Plusieurs avions de chasse ont décollé pour intercepter les intrus, sans succès… Les responsables militaires de l’époque avaient alors confirmé qu’ils ne pouvaient pas expliquer le phénomène par un problème technique, et que les radars avaient bel et bien détectés des « objets metalliques se déplaçant à des vitesses variables, de 250 à 1500 km/h ».
Référence :












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