
Le » Facteur Oz «
Aussi bien Vallée que Méheust ont noté les parallélismes entre les motifs folkloriques, les initiations chamaniques et le phénomène des enlèvements par des extraterrestres. Vallée n’affirmait-il pas que les OVNIs sont des manifestations physiques qui ne peuvent être comprises sans leurs réalités psychique et symbolique ?
Certains chercheurs, tel Kenneth Ring, ont mis en évidence les similitudes entre les expériences de NDE (Near-Death-Experience) et d’enlèvements par les extraterrestres. D’autres ont assimilé ces rapts aux expériences chamaniques.
Certains phénomènes ou effets connexes des apparitions d’OVNIs ou d’extraterrestres suggèrent l’existence d’une autre réalité ou dimension. Par exemple, l’Ufologue Jenny Randles parle d’un « Facteur Oz ». Elle le définit comme « une forme induite de déprivation sensorielle qui semble altérer l’état de conscience du sujet. Il se manifeste par la sensation d’une suspension temporelle, de silence absolu et d’un sentiment d’être isolé du monde pour être transposé dans un monde magique ». Il n’est pas rare que ce « Facteur Oz » précède ou se présente lors d’une visite extraterrestre ou d’une observation d’OVNIs.
Il semble évident que les victimes du « Facteur Oz » sont entrés dans un état altéré de conscience.
Le Chaman
Si les témoins d’apparitions d’OVNIs ou d’entités entrent involontairement sous l’effet du « Facteur Oz », dans cet état altéré de conscience, les Chamans s’y aventurent délibérément.
Le Chamanisme est considéré par les anthropologues comme un phénomène magico-religieux dans lequel le Chaman est le maître de l’extase. Ce dernier possède généralement une spécialité dans l’éventail de la magie (comme le contrôle du feu, du vent ou le vol). Généralement, il officie comme guérisseur. Le Chaman entre dans un état de transe dans lequel son âme quitterait le corps pour monter dans les Cieux ou descendre dans des mondes souterrains. Ce « sorcier » peut aussi s’aider des esprits, avec lesquels il communique tout en maintenant un contrôle sur sa conscience (des cas de possession ont été signalés, mais demeurent rares). Dans les sociétés traditionnelles, les Chamans sont des hommes. Cependant, on peut trouver des femmes chamans.
Le Chaman assume les rôles de prêtre, magicien, métaphysicien et médecin. Son expérience détermine son statut. La connaissance d’autres dimensions, de la cosmologie est à la base du pouvoir du Chaman. Il vie au bord de la réalité et, souvent, presque en dehors de la société. Les voyages extatiques du Chaman sont très éprouvants et peuvent causer des crises personnelles.
Les Chamans ont développé des techniques pour maîtriser le « rêve lucide » et les OBE’s (out-of-the-body experience). La capacité à se mouvoir au-delà du corps physique est une spécialité du Chaman. Ces voyages extatiques amènent le Chaman dans d’autres réalités, des mondes parallèles ou d’autres régions de ce monde. Si ces expériences ne constituent pas, dans la plupart des cas, des vols imaginaires, elles sont, bel et bien, des excursions réelles ayant lieu en dehors du corps physique.
L’extase chamanique
Tiré du grec « extasis », l’extase signifie littéralement « égarement d’esprit ». C’est un état d’exaltation. On distingue trois type d’extase. L’extase du chamane, celle du prophète et du mystique. L’extase du chamane est provoquée par l’ascension de l’esprit dans les Cieux ou sa descente dans le monde souterrain. Le Chaman atteint ces états d’exaltation extatique suite à des années d’entraînement, souvent sous l’impulsion d’événements pénibles.
Le contact du Chaman avec les habitants des régions souterraines ou célestes (ou des esprits de la nature) lui permet d’accomplir certaines tâches au service de sa communauté. Par exemple, il s’agira d’accompagner l’âme d’un décédé dans le monde approprié, soigner des personnes faibles ou encore de réciter aux non-initiés ses voyages extatiques.
On dit qu’il existe trois stades dans l’extase :
1. La réponse physiologique au cours de laquelle l’esprit est absorbé et se concentre sur une idée dominante. L’attention se dissipe et le système nerveux se coupe des inputs sensoriels. Le corps devient inerte et des réponses nerveuses non contrôlées et frénétiques se produisent.
2. La perception émotionnelle de l’extase survient. Des sentiments de joie, d’anxiété, de tristesse, de peur, d’étonnement, de passion se font jour.
3. La perception intuitive communique à l’individu une expérience directe et compréhensive d’un état élargi de conscience.
La capacité à atteindre et à contrôler une état de transe dépend énormément du conditionnement et de l’entraînement mental de l’individu. Cet entraînement doit être quotidien, constant et discipliné pour que l’état de transe soit effectif.
On distingue trois intensités de transe : légère, moyenne et profonde.
Au cours de la transe légère, le Chaman est peu enclin à se mouvoir, penser ou agir. Il se sent lourd et éprouve un sentiment de détachement. Il n’est pas rare qu’il expérimente des hallucinations visuelles.
Au cours de la transe moyenne survient une amnésie partielle. Par la suggestion, il lui serait possible de rendre des parties du corps insensibles.
Au cours de la transe profonde, il est possible d’ouvrir les yeux sans en affecter le bon déroulement de la transe. Le Chaman serait capable de contrôler les battements du cœur, sa pression sanguine, sa digestion et sa température corporelle. Des sensations de flottement et de vol apparaissent. Des hallucinations auditives et visuelles (positives et négatives) se manifestent.
L’Ayahuasca
Ce breuvage, communément appelé « yagé » ou « yajé » en Colombie, « ayahuasca » en Equateur et au Pérou, « caapi » au Brésil, est préparé à base du vin « Banisteriopsis ». Il est utilisé par les Chamans pour atteindre ces états altérés de conscience. Les Incas l’appelaient « le vin des morts » ou « le vin des esprits ».
Ce vin est bouilli avec des feuilles de plantes de toutes sortes, ce qui donne un thé contenant des propriétés hautement hallucinatoires. Les effets sont similaires, mais pas identiques à ceux du LSD (dérivé de l’acide lysergique, hallucinogène de synthèse qui agit surtout en modifiant les sensations visuelles et auditives).
Ce breuvage est utilisé depuis des millénaires en Amazonie pour guérir ou prier.
L’Ayahuasca est à prendre au sérieux. Il peut être mortel. S’il n’est pas toxique, on dit qu’il est possible que le corps ne supporte pas les vibrations du monde spirituel.
Les soucoupes volantes
Voler est un des thèmes les plus récurrents du Chamanisme. Le Chaman peut se transformer en oiseau, insecte ou se faire enlever par des animaux ou entités dans d’autres dimensions. Certains Chamans contemporains ont recours aux métaphores basées sur nos innovations technologiques modernes pour expliquer le concept de voler.
Il ne serait donc pas surprenant que l’imagerie OVNI, qui fait partie de l’imagerie moderne, soit utilisée par les Chamans comme métaphore de leurs voyages spirituels dans d’autres dimensions.
Les descriptions de voyages chamaniques sous l’influence de ayahuasca ou d’autres psychotropes incluent fréquemment l’idée du Chaman en ascension rencontrant des entités célestes ou souterraines. L’inverse se produit aussi quand des entités célestes descendent sur Terre pour participer à des cérémonies avec les Humains.
Le Chaman péruvien Pablo César Amaringo utilise l’Ayahuasca lors de ses transes. Il est également peintre. Ses magnifiques peintures sont le témoignage de ses voyages extatiques au pays des soucoupes.
Les vaisseaux spatiaux occupent une place importante dans les visions de Pablo. Quand le Curandera lui donna l’Ayahuasca, Pablo observa une énorme soucoupe volante qui le fit paniquer. Pablo explique que ces véhicules peuvent prendre différentes formes, se déplacer à des vitesses stupéfiantes aussi bien dans les eaux que sous terre. Les entités pilotant ces machines sont comme des esprits, pouvant apparaître ou disparaître à volonté. Elles appartiennent à des civilisations extraterrestres vivant en parfaite harmonie. Les grandes civilisations amérindiennes, les Maya, les Hiahuanaco et les Incas ont eu des contacts répétés avec ces êtres supérieurs. Pablo affirme que certains Maya ont, jadis, visité d’autres mondes. Il ajoute que certains OVNIs observés de nos jours sont pilotés par des Sages, descendants des Mayas.
L’oncle de Pablo, Don Manel Shuna, un homme de 90 ans, explique que les machines mesurent 50 mètres et sont munies de lumières très brillantes. Ces machines ne touchent jamais le sol, mais restent suspendues dans les airs. Quelques fois, les entités descendent des soucoupes. Don Manuel ajoute qu’ « ils savent quand je prends du Ayahuasca. Ils viennent et chantent toutes sortes de chansons. Ils savent aussi comment prier. Ils veulent être mes amis, car il est des choses qu’ils ignorent. Ils veulent me prendre avec eux mais je ne veux pas car ils se mangent entre eux. Ils ont tenté de m’effrayer en faisant trembler la terre. Ils m’ont presque rendu fou. Ils ne viennent plus car je leur souffle du tabac au visage ».
Si ce récit semble loufoque, il faut garder à l’esprit que lorsque les chamans s’approprient de nouvelles sensations, ils les utilisent dans leurs visions sous formes de métaphores pour explorer le monde des esprits, augmenter leurs connaissances ou pour se défendre contre des attaques surnaturelles.
Etant donné l’utilisation de ces métaphores, il est peu étonnant que la signification profonde de ces récits nous échappe. En voici deux illustrations supplémentaires :
Don Alejandro Vazquez, un Chaman vivant à Iquitos, affirme qu’en dehors des anges armés d’épées et de soldats équipés d’armes à feu, il dispose d’un avion de chasse qu’il utilise en cas d’attaque par des sorciers puissants.
Quant à Don Fidel Mosombite, de Pucallpa, il possède des clés magiques à employer pour conduire de magnifiques voitures ou des avions de types différents.
Les visions de Pablo Cesar Amaringo
Je présente ici quelques peintures du Chaman Pablo César Amaringo :

Cette vision s’intitule l’ « origine de Ayahuasca ». Pablo raconte que les trois soucoupes viennent d’Andromèdes afin d’influencer les apprenants des sciences magiques.
La vision de ci-dessous est intitulée « Curanda transformée en boa » :

Cette vision montre une Curandera devenant reine. Les compagnons de la Curandera sont effrayés. Elle leur fait voir une machine bruyante de la forme d’un disque à la structure complexe. Des lumières violette, orange et jaune émanent de la machine. C’est un énorme vaisseau cosmique capable de voler à des vitesses incroyables, construit par des êtres à l’intelligence supérieure.
La vision de ci-dessous s’appelle « le solitaire ». Un Chaman a pris du Ayahuasca en solitaire. Au fond, on aperçoit des géants d’Antares, provenant d’une galaxie lointaine. Ils viennent visiter la Terre dans leurs soucoupes volantes.

Une autre vision assez spectaculaire s’appelle la « vision d’Inca ».
A droite, on peut voir une créature ailée et la tête d’un aigle. Derrière, on aperçoit une créature nommée Quinsanahui, utilisée par les Chamans pour effrayer leurs ennemis. Au fond, on devine trois vaisseaux interstellaires d’Andromèdes.
Cette « vision d’Inca » se présente ainsi :

L’avant-dernière vision que je tiens à présenter s’appelle la « séance du Challachaki ».
A gauche se trouve un chirapa (un arc-en-ciel) et deux vaisseaux intergalactiques prêts à contacter des Humains. Ces vaisseaux viennent des Pléiades.
A droite se trouve un autre vaisseau extraterrestre provenant de la Constellation de Kima. De cet engin émane la sagesse représentée par une forme d’une lumière céleste.
La « séance du Challachaki » :
Dans la dernière illustration, intitulée « Muraya entrant dans le monde subaquatique », on voit qu’au milieu, selon Pablo, se trouve une piste d’atterrissage pour vaisseaux extraterrestres. Un engin en provenance de Jupiter s’apprête à atterrir. Le vaisseau de droite vient de Vénus et celui de gauche, de Saturne. Sans oublier le vaisseau en noir, de Mars.

Visions d’un monde parallèle ?
Les découvertes de l’anthropologue allemande Angelika Gebhart-Sayer sont en mesure de nous éclairer sur les mystérieuses apparitions ayant cours dans cette région.
En 1981, lors d’une recherche à Caimito, près de la rivière Ucayali, elle apprit de ses amis Indiens que d’étranges phénomènes lumineux les terrorisaient. Les indigènes interprétaient ces lumières comme des tentatives d’intimidation des « Blancs ». Ces lumières disparaissaient quand les Indiens tentaient de les approcher. A plusieurs occasions, Gebhart-Sayer put apercevoir ces boules de feu jaunes de la taille d’un ballon de football, se déplaçant à un mètre du sol. Elle fut incapable d’expliquer ces phénomènes. Plus tard, Jose Santos, le chaman, calma la tribu.
Un témoignage plus ancien d’étranges globes de lumière est présenté par l’historien finlandais Martti Parssinen sous la forme d’un texte rédigé par le Père Francisco de San Jose sur un phénomène que le missionnaire observa à la jonction des rivières Pozuzo et Ucayali le 8 août 1767. Le Père Francisco et d’autres missionnaires étaient encerclés, de nuit, par un groupe hostile de Conibos, qui leur tiraient des flèches dessus. Les Missionnaires répliquaient avec leurs pistolets.
Dans son récit, le Père Francisco de San Jose explique que « nous étions au milieu de la bataille quand quelque chose d’extraordinaire arriva. Nous furent les témoins de l’apparition d’un globe de lumière plus brillant que la lune survolant les Conibos en illuminant le champs de bataille. Je ne sais pas si les Indiens y voyaient un signe, mais je sais qu’ils abandonnèrent leurs flèches ».
Référence :
Documentaire sur l’Ayahuasca :
Partie 1
http://www.dailymotion.com/video/x6666k
Partie 2
http://www.dailymotion.com/video/x666dn
A Lire sur le sujet :

Le serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir
Depuis le XIX ème siècle et le grand développement de la science occidentale, la pensée des peuples indigènes semble sans rapport avec les connaissances apportées par les sciences modernes en biologie, chimie et médecine. Cependant, de grands auteurs, et parmi eux Mircea Eliade, nous ont fait entrevoir que des cultures autres que celle de la pensée rationnelle étaient arrivées à un niveau de connaissance – exprimé le plus souvent dans le langage du symbolisme mythologique – par des moyens à nos yeux mystérieux, sans relation avec leur niveau de technologie.
» La première fois qu’un homme ashaninca m’a dit que les propriétés médicinales des plantes s’apprenaient en absorbant une mixture hallucinogène, j’ai cru qu’il s’agissait d’une plaisanterie « . Un anthropologue étudiant l’écologie d’un peuple indigène de l’Amazonie péruvienne se trouve confronté à une énigme : les Indiens, dont les connaissances botaniques sont admirées par les scientifiques, lui expliquent invariablement que leur savoir provient des hallucinations induites par certaines plantes. Dans une enquête qui s’étale sur dix ans, de la forêt amazonienne aux bibliothèques d’Europe, il réunit suffisamment d’indices pour être convaincu que la réponse à l’énigme se trouve dans l’ADN, la molécule de vie présente dans chaque cellule de chaque être vivant. Son hypothèse ouvre de nouvelles perspectives sur la biologie, le savoir des peuples indigènes, l’anthropologie et les limites du rationalisme.
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