
La rencontre
Ils sont quatre militaires de l’Armée de Réserve américaine, en ce 18 octobre 1973, dans cet hélicoptère Bell UH-1H qui rejoint sa base de Cleveland Hopkins depuis Colombus, Ohio, soit un voyage de 150 kilomètres en un trajet familier pour eux.
La nuit est étoilée, le ciel clair, la visibilité bonne (elle est estimée à 60 kilomètres). Alors qu’à 23 h, ils survolent la région de Mansfield à 165 km/h, à une altitude de 800 m, le passager arrière gauche, un sergent, aperçoit une lumière rouge isolée à l’Ouest : plus brillante que le feu de navigation d’un avion ; aucun n’est d’ailleurs censé se trouver dans les parages. Quelques minutes plus tard, l’autre passager arrière, également sergent, repère à son tour la lumière rouge, à l’Est, cette fois, qui semble se déplacer dans leur direction. Il en informe le Capitaine Coyne, pilote et responsable du vol. Tous voient la lumière se rapprocher à l’horizontale si bien que Coyne, par mesure de prudence, manœuvre pour perdre de l’altitude lentement. Il contacte les contrôleurs aériens de Mansfield où il lui est confirmé qu’il n’y a pas d’autre « trafic » dans le secteur.
Comme la lumière semble encore se rapprochée, Coyne interroge à nouveau la tour de contrôle et n’obtient, cette fois, plus de réponse, ni en UHF. La lumière rouge paraît bien être sur une trajectoire de collision avec l’hélicoptère malgré la descente opérée ; cela rappelle les feux d’un Boeing 727, dira un des sergents. Le capitaine accentue le rapprochement avec le sol pour se trouver bientôt à 500 m.
Une collision inévitable
Malgré cela, la collision semble inévitable… mais, brusquement, la lumière s’immobilise en avant de l’hélicoptère. Si près que sa forme emplit tout le champ avant de la verrière. Les quatre hommes décriront un objet gris métallique en forme de cigare avec, sortant du « nez » la lumière rouge et à l’arrière, une lumière blanche. Aucun son, aucune turbulence de l’air. De dessous, sort soudain un rayon conique qui inonde d’une lueur verdâtre le cockpit du UH-1H. La boussole magnétique se met à tourner n’importe comment. Et là l’engin, car c’en est un, se remet en route, accélère en direction de l’Ouest avec une intensification de sa lumière blanche de queue et, sous les yeux effarés des quatre témoins, opère un brusque virage à 45 degrés avant de disparaître en direction de l’aéroport de Mansfield.
La rencontre a duré plus de cinq minutes mais elle a paru beaucoup plus longue aux témoins ; ils sont soulagés ayant le sentiment de l’avoir échappé belle. Un coup d’œil à l’altimètre fait pousser une exclamation au capitaine Coyne : il indique qu’ils sont alors à 1200 m au lieu des 500 escomptés ! L’hélico a repris de l’altitude alors que l’intention du pilote était du contraire. Il semble que l’ovni n’était pas stationnaire mais en les gardant à distance constante les a aspiré vers le haut sur plus de 700 m ! Le black-out radio s’est interrompu au moment du départ de l’objet et le pilote se remet à une altitude normale de 800 m. Le vol se continue jusqu’à Cleveland sans incident. Le lendemain, le capitaine Coyne rédigera son rapport qui fera grand bruit avec un article, le 21 octobre, dans le Cleveland Plain Dealer ; le D. A. J. Hynek viendra même l’interviewer en janvier 1974 : il s’avérera que l’ovni avait 20 m de long et que l’hélicoptère l’a frôlé à moins de 30 mètres ! Sa vitesse a varié de 0 à 1200 km/h ! De quoi faire dire à Jérôme Clark, dans sa monumentale Encyclopédie Ovni (1998), que c’est un des plus importants cas d’ovni jamais enregistré.

Vidéo :
Référence :
Dossier :
L’incident Coyne / Les Ovnis vus de près















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